N I C O
NICO, l’essence de l’essentiel
Sculpteur, NICO va à l’essentiel en recherchant la simplification et l’épure. Il travaille
principalement sur la sémantique en élaborant un univers composé de signes organisés pour créer une famille de formes schématisées immédiatement identifiables.
NICO utilise des figures récurrentes qu’il met en scène, des cercles, des lignes droites, des rectangles. Autant de signes qu’il choisit de tronquer, de juxtaposer, d’imbriquer pour une mise en scène agissant comme un code structurant son langage personnel.
Au delà de la géométrie pure, des symboles se glissent. Les volumes obtenus à la fois anguleux et fluides laissent la part à une grande liberté d’interprétations et de
projections qui s’inscrivent parfaitement dans le paysage de l’art contemporain
urbain : on peut parler de « sculptures graphiques », d’un « street art », transposé à une sculpture ancrée tout naturellement dans la société actuelle.
Il n’est pas nécessaire de comprendre et d’analyser pour s’approprier les sculptures en résine de Nico : elles « parlent » à l’enfant qui sommeille en tout à chacun. Le contact est direct, frontal, sans barrière. Du moins dans un premier temps. Puis une seconde lecture s’instaure plus archétypale engendrée par la simplicité de ces formes qui renvoient aux notions de pureté et d’innocence et à l’inconscient. Ce sentiment est amplifié par la construction d’un langage faisant appel à l’imaginaire et aux jeux.
Les couleurs peuvent être primaires, pures, provocantes, dynamiques ou plus douces, presque pastel. L’utilisation du monochrome renforce cette tension de l’oeil happé par l’intensité de la couleur, ce qui permet de s’approprier pleinement la sculpture ; elle apparaît alors transparente, évidente et devient nécessaire.
La simplicité opère sans obérer la magie. Cela explique cette proximité, ce désir tactile et visuel suscité par la présence quasi magnétique des sculptures de Nico qui
abolissent toute distance et créent un lien nécessaire à ce besoin de repères et de
codes indispensables pour qui veut aller à l’essence de l’essentiel en art. Nico se
situerait ainsi à mi-chemin entre le Petit Prince de Saint-Exupéry, Keith Hearing et Jeff Koons.
Texte de Brigitte Camus
EXPOSITIONS
2009
6 Janvier – 07 février : Galerie Talbot (Paris)
2008
06 Février - 06 Mars : Centre Culturel des Carmes (Langon)
04 Mars - 29 Mars : Galerie Talbot (Paris)
Avril - Septembre : Galerie État d'Arts (Cap Ferret)
2007
Galerie Daudet (Toulouse)
Mars : Château du Castel (Floirac)
Avril - Octobre : Musée de la Poterie (Saint Emilion)
2006
SIAC (Marseille)
2005
Galerie Daudet (Toulouse)
SIAC (Salon International d'Art Contemporain) (Marseille)
Galerie Condillac (Bordeaux)
Galerie Atalante (Bayonne)
2004
Galerie Daudet (Toulouse)
2003
Espace culturel Frida (Milan)










